MOI, Nicolo Da Ponte, Doge de la Sérénissime Venise jusqu’en 1612, et Doge à vie si les auteurs de ces chroniques respectaient les réalités historiques (ce qui a toujours le don de m’agacer d’ailleurs) Attendu que : 1) Les courriers à Venise sont interdits depuis le mois de Juin 1610 et que cela fait bien long. 2) Que la Sérénissime se doit d’avoir des chroniques dignes de ce nom. 3) Que Fabio Lauresti, Lucia Di Ridero et les autres chroniqueurs ont des fourmis à leur plumes. Décrète : Article 1 Les Chroniques vénitiennes reprennent à compter de ce jour et ce, jusqu’à nouvel ordre. Le Doge, Nicolo Da Ponte, en sa grande inventivité
Archive pour la catégorie ‘Au palais des doges’

Décret Dogéal du 03 Novembre 1610 dit «Décret indietro, de retour»
3 novembre 2010
Mémoire pour l’instruction du Dauphin – Chapitre 1er : Le «code d’honneur» des olikarkes
20 octobre 2009
Doge Nicolo da Ponte : «Il y a la loi, les policiers, le juge… Et il y a la famille. Tu me suis, hein ? La famille fait toujours appel aux forces de l’ordre. Elle ne se fait pas justice elle-même… d’ailleurs elle utilise bien la justice et les autres institutions de la République de Venise, comme quand on t’avait volé ton petit poney, tu te souviens ? Je t’explique : si quelqu’un te fait un tort mineur, tu vas direct me trouver… Tu me le dis, j’appelle mes potes et c’est vite expédié. C’est comme ça que les choses fonctionnent entre nous.»
Giovanni da Ponte : «C’est ça, faire partie de l’olikarkie-eu ?»
Nicolo da Ponte : «Oui, c’est ça. Et puis, il y a olikarkie et Olikarkie. Ceux qui font du petit trafic de postes mineurs, et ceux qui sont, comme nous, des “hommes d’honneur” qui agissent pour le bien de la collectivité de père en fils, qu’on appelle des olikarkes tendance monarkes. Ceux-là ne s’adressent jamais aux autorités, ils SONT les autorités.

S’il faut redresser un tort fait à mon fils, lui trouver un emploi, de l’argent, pas besoin de perdre son temps. J’achète un tel ou un tel par l’octroi de faveurs ou des menaces et je résous le problème moi-même.»
Giovanni da Ponte : «Tu m’avais pourtant dit-eu quand j’étais petit-eu que les olikarkes, ce sont ceux qui ne respectent pas la loi, les institutions républicaines et s’en foutent plein les poches…»
Nicolo da Ponte : «Mais personne ne respecte la loi…»
Giovanni da Ponte : «Aucun olikarke ? »
Nicolo da Ponte : «C’est évident. Ils sont contre la loi… Parce que les lois votées ne sont jamais appliquées, sauf quand elles servent leurs intérêts. T’as compris ? Allez, va t’entraîner maintenant à tirer sur les pigeons !».

Doge de Venise, un metier difficile !
17 octobre 2009
Dans le porte-billets du Doge, du 5 au 9 Octobre 1609
Lundi 5 Octobre 1609,
Divin Doge,
Voici quelques centuries que j’ai rédigées ce matin afin de vous alerter des douloureuses divinations qui me hantent a votre propos :
Centurie LIII
Roi carnavalier injustement préféré au maître des eaux oublié
Se verra honoré par aréopage des sages mondiaux
Grand chantre de la paix il sera désigné
Maitre des eaux marri se retrouvera bientôt
Centurie LXV
Ministre cultivé cultivera problèmes
Indigènes lointains remonterons du passé
Citoyens indignés lui jetteront l’anathème
Piteusement défendra son honneur bafoué
Nostramincus, devin officieux de sa dogéité

Mardi 6 Octobre 1609,
Fooooooooooormidable Doge,
Pouvez-vous m’aider à raisonner Francesco Braïni, vous qui le connaissez malgré tout si bien ?
A la fabrique de Masques, Ombres, Déguisements Et Mystères, nous nous demandons ce qu’il veut vraiment : alors que nous n’avons pas encore pu refourguer la collection de masques bleus de 1606 que l’Union des Marchand de Poignards nous avais commandés, il m’avait ordonné en juillet d’accepter une commande de masques rose-orangés de la part des Pagliacci di Scena.
Alors je fais travailler mes fabricants à plein régime, comme d’hab’ je dégomme les récalcitrants, je vitrifie les hésitants, et je musèle les indécis… et que m’annonce-t-il ce matin ?
« Marin’ (il m’appelle Marin’ en privé) laisse choir les masques roses, les masques verdâtres rapportent plus, on change la collection !».
Comment vais-je annoncer aux Pagliacci, qui m’ont promis monts et merveilles, que nous allons ainsi aller au plus offrant ? Je me sens parfois si faible…
Marinella Di Sarnofio, bleue, orange, rose, verte

Mercredi 12 octobre1609,
Doge, mon paute
Y en a mare, marre, marrrre !
Fou donk en taule Fabio Lauresti et Lucia Di Rrridérrrro.
Il ecrive dé bilé ilyzibleux qui marrache les zyeu
Si ca kontinus ze vé me fachais tou rrrrrouje !
Si tu fé pa sa ze shante sous ta fenaîtreu, crrrroââ !
Bambino Crapino de la laguna marecagiosa

Jeudi 13 Octobre 1609,
Bonsooooooooooooir Ô toi doge lumineux qu’on voit briller au firmament des princes, prince d’une cité millénaire et magnificence suprême de la lagune !
Je sais, j’aurais dû mieux vous prévenir que j’adoooore les jeunes étrangers à Venise.
Les voir batifoler dans la lumière du matin me mets dans un état d’exci euh d’exégèse proche de l’orgas euh l’organique joie interne.
Pouvoir les palp euh leur parler est un ravissement. Jeunes, Vieux, Jeunes, Jeunes, Jeunes vous le voyez je les aime tous !
Vous trouverez en moi toujours le plus perv euh permanent soutien de votre dogiété fabuleuse, alors ne me répudiez pas pour mon amour des belles et jeunes choses.
Je ne veux pas mourir à Venise !
Fédérico Mitterano, satyr… euh satisfait

Vendredi 9 octobre1609,
Papounet,
J’hésite vraiment… plus trop beaucoup encore.
Quand tu m’as proposé le poste de conseiller au Parlement des Eaux de Venise, j’ai été fou de joi-eu !
Quand tu m’as proposé le poste de chef du groupe de l’Union des Marchands de Poignards au parlement des eaux de Venise, j’ai été ravi-eu !
Mais là, président de la chambre de commerce de la Sérénissime, à 23 ans, j’hésite vraiment-euh…
Franchement tu m’avais habitué à mieux pour moi, ton fiston adoré-eu !
Oser me nommer par le « fait du Doge » à un poste honorable certes mais non rémunéré en sequins sonnants et trébuchants, tu te moquerais pas de moi par hasard-eu ?
A quoi bon être le prince Giovanni pour être traité comme un manant ? Vraiment papounet si tu ne fais pas quelquechose, il est très possible que je me mette à trépigner et à retourner à mes chères études ! Tu auras été prévenu-eu…
Prince Giovanni Da Ponte


Le bal des enquiquineurs
20 avril 2009
__Dans le porte-billets du Doge, du 13 au 17 Avril 1609
Lundi 13 Avril 1609,
Divin Doge,
Voici quelques centuries que j’ai rédigées ce matin afin de vous alerter des douloureuses divinations qui me hantent a votre propos :
Centurie XXXII
Par-delà les frontières, libellés étrangers frapperont Maître des Eaux.
Impératrice raillée, Madrilène moqué et Roi des colonies jalousé monteront au créneau.
Sérénissime prince condamné d’arrogance,
Augmentera encore des monarques la défiance.
Centurie XXXVII
Ministres de la Cité des Eaux perdront toute mesure,
Privilèges supplémentaires en privé ils s’assurent.
Maître des Eaux fâché, vertement les tancera.
Chaque ministre la queue basse et geignant partira.
Nostramincus, devin officieux de sa dogéité

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Mardi 14 Avril 1609,
Mooossssieur Da Ponte,
Vous ME connaissez, dès que JE peux ME montrer et ME faire mousser grâce à des causes difficiles, JE suis partante.
En toute SO LI DA RI TE, JE suis partie hier en mission dans les faubourgs de Venise afin de rattraper vos bêtises et votre violencitude verbale.
Là dans ces endroits lugubres et miséreux, J’ai pu rencontrer les esclaves maures que vous abandonnez à leur sort comme des animaux.
JE ME suis excusée au nom du Doge et de la Sérénissime Venise, J’ai dû me sacrifier et leur promettre la mort dans l’âme de ME dévouer en ME présentant en 1612 afin que jamais un doge ne les insulte de nouveau.
J’espère que MON sens du sacrifice ne vous aura pas échappé et que vous ME céderez votre place sans trop de difficultés le jour venu.
Solène LaReine, en face du palais du Doge, en repérage…

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Mercredi 15 Avril 1609,
Nic, mon grand fou
Alors moi c’qu’j'voudrais c’est arrêter de m’coltiner les familles bourges de la lagune et avoir un poste plus cool dans ton équipe, t’vois’c'que’j'veux dire ?
Alors les écoles ça m’irait bien, ou alors ou alors les pequ’nots, ça c’est bien les pequ’nots non ?
Si c’pas’possible , je me verrais bien chez les juges, ah oui c’est bat les juges !
A moins que tu me réserves les gardes dogéaux ….. hum hum hum une visite d’inspection chez les gardes dogéaux j’en frémis d’avance !!!!
Alors Nic’ réponds moi vite , j’brûle d’savoir à quelle sauce tu vasm’ manger et ne fait pas ton timide hein, tu ne disais pas non dans l’temps…
Nadina Morona, Etna en miniature

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Jeudi 16 Avril 1609,
Nicolo,
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Je ne serai plus jamais absent de l’Assemblée des Notables et je suis un vilain.
Alors ça y est, tu lèves ma punition ?
Ton pote, Gianno Copi

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Vendredi 17 avril 1609,
Doge Da Ponte,
Qu’ouïe-je ?
Qu’apprend-je ?
De quoi suis-je informé ?
Il paraîtrait que pour de vulgaires mesures d’économie vous voulez retirer le garde dogéal que la République de Venise met à ma disposition pour me protéger ?
Je vous rappelle qu’en tant que chef de la Guilde des “Mascarades Ombres Déguisements et Mystères”, je suis menacé par les terribles chevaliers Espagnols de l’ETA, les austères “Escadrons Teinturiers Andalous”, qui ciblent de leur peinture rouge tout ce qui a trait de près ou de loin aux festivités du carnaval.
Or si vous ne voulez pas porter la lourde responsabilité de faire de votre serviteur un martyr de la gouache, il faudrait penser à ne pas ôter la protection à un être si cher.
Je compte donc sur vous, au nom du futur radieux de notre cité…
Francesco Braïni, futur doge


Décret Dogéal du 1er Avril 1609 dit «Décret des sequins désempochés»
1 avril 2009
MOI, Nicolo Da Ponte, Doge de la Sérénissime Venise jusqu’en 1612, et Doge à vie si les auteurs de ces chroniques respectaient les réalités historiques (ce qui a toujours le don de m’agacer d’ailleurs)
Attendu que :
1) En ce moment le peuple dans sa pénible ingratitude envers moi, gronde et me réclame des actes forts
2) Mon devin personnel me prédit les pires tourments si je ne réagis pas à la dérive coupable des notables vénitiens
3) Pour préserver mon train de vie princier et ma cassette personnelle, je dois renflouer les caisses de la Sérénissime par d’autres moyens
4) Les propos et écrits de certains chefs de guilde m’insupportent de plus en plus
Décrète :
Article 1
Tout commerçant, artisan, banquier ou autre entrepreneur qui:
- se servirait allègrement dans la caisse de son établissement
- recevrait des sommes supérieures au traitement de son doge bien aimé
- porterait des montres de valeur avant d’avoir atteint l’âge de 50 ans
- profiterait des attaques de Da Mondialus pour déplacer son établissement en dehors de la cité de Venise
- (pendant qu’on y est) dirait du mal du doge
Sera condamné à verser au trésor vénitien les sommes incriminées et se verra infliger (au choix) : une peine d’enfermement avec les Nuovi Carnavalieri, une séance de lapidation à coups de chaussures, une sortie en mer avec l’équipage du redoutable Da mondialus, un stage de découverte de la fraternelle accolade, un dîner mondain avec Saint Bernard Pie-Paul , ou une tournée avec les Pagliaci Di Scena au grand complet cette dernière punition étant, je le reconnais, au-delà du supportable).
Article 2
Tout Vénitien se prénommant Francesco Braïni et exerçant la profession de fabricant de masques se verra appliquer l’article 1 sans limitation de durée.
Le Doge, Nicolo Da Ponte en sa grande sévérité


Les prophéties de Nostramincus
23 mars 2009
Lundi 23 Mars 1608,
Ma chère Lucia,
Venise se réveille enfin de sa torpeur hivernale et c’est avec grand plaisir que j’ai pu constater aujourd’hui que ses anges et dragons de pierre reprenaient petit à petit vie sous les rayons du soleil printanier.
Quant au lion ailé de Saint Marc, je ne serais pas surpris qu’il se mette lui aussi à rugir d’aise en cette douce saison !
Que tout cela contraste avec l’ambiance qui règne au palais des Doges !
Notre Doge, Nicolo Da Ponte, n’a en effet pas trouvé d’autre moyen de se mettre (enfin) au diapason de son peuple que de devenir aussi maussade que lui !
Il s’est mis récemment à faire des cauchemars la nuit et même durant sa courte sieste quotidienne de cinq minutes.
Figurez-vous qu’il rêve que le peuple de Venise lui coupe la tête, ainsi qu’à Carlita Brunesca, et qu’on les fait valser élégamment en rythme au bout de piques, son épouse continuant malgré tout à pousser la chansonnette !
Il a fait venir exprès de Paris le célèbre devin nécromancien Nostramincus pour essayer de comprendre la signification de tout cela et de conjurer le mauvais sort.

Etrange personnage que ce Nostramincus.
Il a demandé à s’isoler, avec quelques sacs bien remplis de sequins (il prétend que leur son le met en transe) dans la Salle du Miroir aux Alouettes, d’où nous sont parvenues, quelques jours plus tard d’une voix venue de l’au-delà, ses prophéties dont voici quelques extraits :
Centurie I
Grondement populiste de la lagune montera, rancœur des aigris à lame de fond ressemblera, et d’iniquité soudaine Cité de l’eau frappée se sentira.
Centurie III
1609 dans les eaux lacustres en 1789 se réfléchira, et Da Mondialus ricanera.
Centurie VI
Epouse d’un Grand Roi Fainéant honorée et émue sera, et par sa collecte de piécettes jaunes jacqueries contiendra.
Centurie IX
Dangereux populiste derrière armée de masques émergera, et du maître de la Cité de l’eau l’ennemi se fera.
A tous vents, sa parole flèches dans oreilles sifflantes du prince lancera.
Vert rameau d’Olivier pour un moment gauches moucherons chassera, mais piège trop subtil lentement se retournera.
Centurie XX
Montagne de sequins dilapidés la perte apportera, petit tas de sequins distribués les ventres trompera.
Quand peuple de l’eau plus d’argent dans ses bourses aura, le temps des peines et des paroles vaines viendra.
Centurie XXII
Prince bien trop hautain quand son peuple fulminera, un grand prophète près de lui pour ses centuries appellera. Par ses grandes œuvres de divination ses poches gonflera et les têtes à collerettes grandement se paiera.
Qu’en pensez-vous, chère amie ?
Fabio Lauresti


Un déplacement discret
3 mars 2009
__Mardi 3 Mars 1609,
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Chère Michella,
Vous le savez, notre bon doge Nicolo Da Ponte aime à sortir de son palais pour aller au devant de ses sujets et leur montrer combien il est un doge actif, proche et à leur écoute.
Il se rendra prochainement à la rencontre des paysans de la campagne vénitienne et il convient que ce déplacement se déroule sous les meilleurs auspices.
En tant que Premier Conseiller, je vous transmets mes recommandations que je souhaite voir mises en place avec diligence.
Afin d’assurer la sécurité du doge veuillez déployer assez de forces pour pallier toute vélléité agricole :
5 régiments de dragons de l’armée vénitienne
2 bataillons de gardes dogéaux armés jusqu’aux dents
6 détachements de la police vénitienne
4 navires dotés de canons afin de pilonner les villages en cas d’émeutes
200 gardes suisses que vous aurez réquisitionnés auprès du pape
200 espions professionnels que vous aurez soin de placer aux bons endroits
Une dizaine d’éléphants de combat prêtés par le Grand Turc
100 mercenaires lombards recrutés dans les bouges des environs
100 chevaliers teutons envoyés par Angelina Merkalis
100 archers envoyés par le roi d’Angleterre
La troupe des Pagliaci Di Scena pour faire diversion au cas où.
Bien entendu ceci est le dispositif « léger » et je vous ordonne de le renforcer si besoin. On n’est jamais trop prudent.
Francesco Filli, prenant des initiatives en cachette du Doge


La lumineuse Lucia Di Ridero sort (enfin) de l’ombre
25 février 2009
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__Mercredi 25 Février 1609,
__Mon cher Fabio,
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Que votre jeu est exquis ! J’ai décidé de m’y livrer à mon tour en guise d’amusement.
En ce qui concerne la peinture, j’aime beaucoup les icônes byzantines, que j’ai découvertes grâce à nos comptoirs d’Orient.
J’affectionne aussi particulièrement les tableaux de Domínikos Theotokópoulos, dit El Greco.
Ce peintre d’origine crétoise, fut à l’origine peintre d’icônes. J’apprécie surtout la grâce, le regard sensible et intelligent, et les mains aux doigts longs de ses personnages.

Quant à mes lectures, ce qui me plaît est l’histoire et la littérature, notamment les histoires destinées aux chérubins, qui allient fantaisie, jeux de langage et belles illustrations.

Actuellement j’aime bien lire les écrits de :
Christo Gistani : éminence grise de notre Guilde et fabricant de lampions
Don Spaulding : époux de l’illustre Dame Spaulding
Barone Di Torchetti: baron ménestrel, meilleur chroniqueur que chantre de l’amour courtois
Ataraxosphère : ce philosophe à deux têtes, qui a l’air de bien cultiver son jardin, ne nous a toujours pas révélé s’il est épicurien, stoïcien ou sceptique. Probablement les trois à la fois.
BGR : esprit de la nature à la barbe fleurie
Dame Forzinetta di Iero : petite force de la nature aimant secouer la gent politicienne de ses contrées barbares
Dame Maria-Laura Hypos : autre dame inflexible sur les principes
Polluxe : petit quadrupède à la langue bien pendue
Les Engagés au Poing Levé : cette nouvelle troupe d’acteurs lancée au sein de notre guilde se doit absolument de concurrencer les “Nouveaux Pagliaci Anti-Sequins” d’Olivio Bisiencenisti !
A très bientôt
Lucia Di Ridero


Fabio Lauresti (un peu) dévoilé
20 février 2009
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__Vendredi 19 Février 1609,
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Ma chère Lucia,
Suite à un jeu cocasse lancé au palais de notre bon doge Da Ponte, il m’a été demandé quel était mon tableau préféré et ce que j’aimais lire quand les intrigues de cour et les tribulations de notre prince m’ en laissent le temps.
En ce qui concerne les tableaux, j’ai souvent consulté la sorcière Melvina Silva et elle m’a décrit que ses séances de divination lui ont fait découvrir un peintre de génie qui verra le jour dans notre belle cité dans près d’un siècle et qui la dépeindra comme personne ne l’a fait ou ne le fera.

Quant à mes lectures, en mettant de côté les libelles et les livres romanesques, ce qui me passionne est l’histoire et l’art politique. J’aurai sans doute l’occasion de vous reparler un jour de ces passions.
Actuellement j’aime particulièrement lire les écrits de :
Mirabella : princesse florentine
Dame Francesca Bianca : fabricante de masques merveilleux
Don Quindito : grand voyageur devant l’éternel
Le frère Hérético : moine soldat
Geronimo Charreti : gentilhomme révolté
Tomassone et Roméo : des amis dessinateurs
A très bientôt
Fabio Lauresti





