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La bergère et le bon peuple

15 décembre 2008

carlasarko

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Lundi 15 Décembre 1608,

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Mon Nicolo chéri, mon Doge adoré

Je suis nostalgique de ces journées amusantes passées à motiver les gondoliers de Venise avec mes chansons toniques, et je me languis de vous dans cette résidence secondaire de la campagne vénitienne où vous me forcez à rester en raison des menaces récentes que fait peser sur nous Da Mondialus.

J’ai bien du mal à occuper mes journées avec mes charmantes demoiselles de compagnie, qui ont toutes la mines boudeuse loin des amusements du Palais.

J’ai donc décidé afin de sortir de cet ennui de profiter aujourd’hui de ce soleil éclatant et de ces températures clémentes pour aller déjeuner dans le kiosque à verrière près du grand sapin que vous affectionnez tant.

Munies de nos victuailles, et de quelques instruments à musique et jeux de société, nous nous sommes amusées à jouer aux nymphes avides des plaisirs de la vie mais malheureusement nous n’étions nullement accompagnées dans nos transports bucoliques par des silènes enjoués.

Nous avons cependant pu observer avec amusement la curiosité bridée de nos hommes de ferme, intimidés à l’idée d’être perçus comme inconvenants.

Je n’ai pas eu à user de beaucoup de persuasion pour convaincre mes jeunes compagnes d’essayer d’apprivoiser ces gens farouches en leur offrant progressivement à la vue nos beaux atours, nos jeux et nos mets exquis, et à l’ouïe le raffinement de notre musique.

 Nous passâmes ainsi d’agréables moments à nous satisfaire de l’intérêt suscité par nos petites occupations oisives auprès de ces gens rustres et timides à la fois, que le teint hâlé par le dur labeur des champs faisait ressembler à de pauvres âmes durement chassées du paradis. Que je les plains !

J’attends d’ailleurs avec impatience que vous m’emmeniez comme promis au marché central de Rungissa pour y admirer de près une fois de plus et aux aurores les dignes représentants de notre peuple, si fier, si travailleur mais malheureusement si râleur et si prompt à faire passer de mauvais quarts d’heures à ses représentants les plus dignes !

Carlita, jouant à la bergère frivole de décembre

carla_bruni_sarkozy

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