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Contes et Légendes de la lagune : les Nuovi Carnavalieri

16 décembre 2008

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Il se raconte une terrible légende sur le Palais des Doges.

Lors des nuits de pleine lune on entend des hurlements et des ricanements lugubres qui montent des sinistres oubliettes du Doge.

Peu de Vénitiens sont revenus de ce purgatoire pour raconter ce qu’ils ont vu et leur propos sont empreints de crainte et d’incohérence.

Dans leurs récits, tous décrivent une confrérie secrète qui vit reclue dans cet endroit humide et sombre. C’est de là qu’est née la terrible légende des Nuovi Carnavalieri (NC)

La légende dit que cette confrérie est formée d’ancien marchands de masques appartenant à l’ancienne guilde de Francesco Braïni, l' »Union des Déguisements Fantaisistes », qui lors de la création de la nouvelle guilde « Masques, Ombres, Déguisements Et Mystères » ont voulu faire main basse sur le stock précieux de masques et le livrer au Doge en échange de places à l’Assemblée des Notables (AN).

Il trahirent dès lors le Serment des Déguisés qui veut que les marchands de masques soient libres et non aux ordres du Doge.

Or ce serment est assorti d’une malédiction : quiconque le trahira ne deviendra que l’ombre de lui-même.

Il montèrent par la suite leur propre fabrique de masques et se firent appeler les « Nuovi Carnavalieri« .

Au début tout se passa bien.

Ils livrèrent quelques masques au Doge, qui leur accorda en échange les places promises à l’Assemblée des Notables et permit à leur chef Ervino Morina de diriger la garde dogéale.

On les voyait se pavaner sous les lambris de la République : Ervino Morina, Morizo Leroï, Gian-Maria Cavodi, Gian-Christo Lagardi, Francesco Sovadi, Andréi San’Tani, avec un Français de passage, Charles de Consour, et bien d’autres…

Ils étaient fort ravis de voir Braïni repartir du Palais ses masques sous le bras et perdre les débouchés commerciaux de l’Assemblée des Notables.

C’était l’âge d’or des Nuovi Carnavalieri, mais cela ne dura que quelques mois….

Làs, comme l’avait prédit Francesco Braïni (qui connaît bien le Doge), Nicolo Da Ponte comprit bien vite à quels oiseaux il avait à faire et commença à traiter les Nuovi Carnavalieri comme ses sous-fifres et ses larbins.

Peu à peu il fut pour une raison inconnue incommodé par leur présence. Pire, ils lui inspirèrent même du mépris. Fut-ce dû à leur croissante transparence, comme le prévoyait la malédiction ?

Il décida donc de les éloigner de sa vue et les fit transférer dans les oubliettes du Palais des Doges.


le-pont-des-soupirs-et-la-prison-de-venise


Depuis, on les entend pleurnicher et pousser des cris effrayants du fond de leurs cachots. Ils clament qu’ils existent, que Braïni produit des masques immondes et que le Doge les reprendra en grâce pour leur ouvrir de nouveau les portes de sa cour…

Mais c’est en vain qu’ils espèrent retourner au Palais car la malédiction veille

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3 commentaires

  1. Avec tous ces liens… je vais grimper dans wikio et prendre la place vacante du Baron Torchetti !!! Grazie mille ! Viva Venezia !


  2. […] par mes soldats et vous jetterais dans mes oubliettes pour tenir agréable compagnie aux Nuovi Carnavalieri. Assez perdu de temps comme ça […]


  3. […] les sommes incriminées et se verra infliger (au choix) : une peine d’enfermement avec les Nuovi Carnavalieri, une séance de lapidation à coups de chaussures, une sortie en mer avec l’équipage du […]



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