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Après la tentation de Venise, la non-tentation de Strasbourg

26 janvier 2009

neubau Lundi 26 Janvier 1609,

Radota,


J’suis désolé de devoir vous le dire, et vous me connaissez, je ne suis pas du tout homme à blesser les gens gratuitement mais finalement
j’suis très déçu par votre attitude.

Vous avez bien tiré profit de la naissance miraculeuse de votre enfant, la petite Zoroastre, pour essayer de promouvoir votre personne et celle de mon ex-rivale à l’élection dogéale, cette péronelle de  Solène LaReine.

Je constate amèrement que :

– vous vous êtes clairement posée en recours auprès des gueux, des nécessiteux, des miséreux, et même des prisonniers (dont cette bande de spectres insistants et insignifiants que sont les Nuovi Carnavalieri), toutes gens qui redoublent de ferveur envers vous

Solène vous a rendu de multiples visites, que vous n’avez guère essayé de repousser, cela vous a fait basculer dans le camp de mes ADVERSAIRES.

Bien que grand admirateur de la gente féminine, je dois reconnaître que ces procédés qui visent à accroître votre popularité afin de me forcer la main pour la confirmation de votre nomination opportuniste, je l’avoue, à la tête de la Giustizia Vecchia, si ce n’est à m’éclipser en termes de ferveur populaire, ne peuvent que me pousser à prendre des mesures peu galantes.

Dati-sarko

Et cela me fend le coeur, coeur que j’ai grand comme chacun le sait.

J‘ai déjà eu maille à partir récemment avec d’autres donzelles récalcitrantes et j’pense finalement qu’on ne peut pas se fier aux femmes, ces êtres perfides et versatiles.

Ou alors il faut passer contrat avec elles (comme j’ l’ai sagement fait avec ma divine moitié), ce que j’aurais dû faire aussi avec vous. J’étais tellement subjugué par votre charisme auprès des Vénitiens que j’ai cru que le courant entre MOI et vous suffirait naturellement pour que vous alliez au-devant de toutes mes attentes, mettant vos talents au service de ma renommée.

Hélas ! Je dois une fois de plus admettre qu’aucune femme n’arrivera jamais à la cheville de son altesse la doge-mère pour combler mes moindres désirs !

Bien que ferme dans ma résolution de ne pas laisser passer cet acte de trahison à ma personne, j’ai cependant décidé d’être clément : je vous condamne à un doux exil en vous nommant émissaire pour notre représentation à l’Assemblée des villes de foires, à Strasbourg.

Je sais que vous n’appréciez guère le climat de ces contrées,  mais vous pourrez néanmoins y admirer les oeuvres remarquables des portraitistes locaux, qui ne manqueront pas d’immortaliser la noblesse de vos traits de Madone.

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Je vous promets même d’acheter un de vos portraits, afin de conserver votre doux souvenir, qui me préservera à jamais de tout remords.

Sachez également que j’ai été traité par le précédent Doge avec beaucoup moins d’égards (que dans ma grande mansuétude j’ai auprès de vous), lorsqu’il m’a écarté de son service. Alors estimez vous heureuse et reconnaissante.

Et comme le Saint Esprit a fait votre enfant (selon vous et la rumeur populaire, car j’y crois pas, petite coquine !), ainsi vous ai-je faite à la cour, ne l’oubliez pas !

Le Doge Da Ponte, avec mansuétude et fermeté

sarko1

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