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Il Signore K

12 février 2009

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Jeudi 12 Février 1609


 

 


Saint-bernard,

Dites donc …. Me serais-je pour la première fois de mon dogéat trompé sur le choix d’un de mes ministres ?

Je vous sollicite pour me rejoindre au palais des Doges, vous tergiversez à peine, vous me rejoignez et depuis quelques jours qu’apprend-je ?, Que lis-je ?.

Les rapports de Sébastien El Perfidio, mon fidèle traître-espion, relèvent des malversations de votre part !

Malversations qui pourraient entacher la réputation si pure et si immaculée qu’est la mienne ! Et ça, je ne le permettrais pas, croyez le.

Sans compter que vous me recommandiez à l’époque un certain Giuliano Dray, un quidam qui vient de se faire attraper par ma garde à l’entrée du palais en train de vendre des horloges sous le manteau ! Mais quelle honte !

Pour vous remettre les idées en place, je vous mets en copie, la lettre que vous m’avez fait parvenir à l’époque :

kouchner

Mardi 2 Décembre 1608,

Doge Da Ponte, votre dogéité

C’est avec beaucoup d’étonnement non feint que j’ai reçu votre missive.

Je ne pensais pas recevoir un jour pareille proposition d’un grand de ce monde et encore moins de

vous, cher Doge Da Ponte, le phénix des grands de ce monde.

Vous me proposez de mettre mes qualités humanistes au service de la Sérénissime en devenant votre Ambassadeur en chef.

Je vous avoue que je suis embarrassé par votre intérêt pour mon humble personne.

En tant que membre de l’Ordre religieux « Miraculi Sine Frontiera », j’ai fait le choix plein, vain et entier de ne pas céder aux sirènes du faste ni des honneurs et de servir mon prochain avec le plus grand détachement.

Je m’associerai cependant toujours de grand coeur à ceux qui me fourniront l’occasion de soutenir l’innocence et de délivrer les opprimés.

Je suis, comme vous le savez, dégoûté de la vanité des grandeurs humaines. En tant qu’aumônier de la reine Christine de Valois, j’ai pu constater les dégâts qu’elle engendre sur l’âme humaine.

Or je tiens absolument à préserver la mienne de ces dérives. Il est d’ailleurs plaisant qu’à mon âge j’aie échappé à ces fléaux que sont la quête éperdue des honneurs et la poursuite des plaisirs mondains.

Nonobstant tout ce que je viens de vous exposer, je n’en travaillerai pas moins pour votre gloire, dussé-je crever à la peine, parce qu’on est incorrigible à mon âge et parce qu’il est prouvé que celui qui ne désire pas l’estime de ses contemporains en est indigne.

Voilà l’aveu sincère de ce que je suis, et de ce que la nature a voulu que je fusse. Amen.

Je ne puis cependant que vous conseiller de prendre aussi à votre service Giuliano Drayo, un clerc qui présente toutes les qualités que l’on peut attendre d’un homme d’église dévoué à ses prochains, notamment aux populations indigènes victimes de notre intolérance.

Il est par ailleurs grand tic-tacticien, ce qui le rendra encore plus aimable à vos yeux, vous qui appréciez les affaires bien réglées.

Cher Doge, votre grandeur m’est trop connue pour ne pas vous donner, en toutes les occasions, des marques de mon grand respect.

Je prierai pour vous et pour la bonne conduite des affaires de la Sérénissime, qu’il me tarde de servir avec grande modestie et dévouement.

Saint Bernard Pie-Paul

 

Alors tenez vos engagements que diable, ou je me verrais contraint de procéder à un dégagement prématuré !

Le Doge Da Ponte, de sa salle des cartes

sarko1

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2 commentaires

  1. Mon très cher Fabio ,

    je t’ai laissé trop longtemps sans nouvelles .
    Sur les soucis de St Bernard Pie Paul , je ne m’étendrai pas .
    En revanche, et en complément des billets que te fait passer Sebastiano el Perfidio, je peux te dire que la modeste masure que possèdent K et sa regina
    Cristina O. dans cette belle île de Corsica ( que ces satanés Genovesi ont barboté à notre sainte République ) demande beaucoup d’entretien et de déplacements en galéres .
    Tondre, arroser, redresser la parabola ( c’est très venteux Sperone ), refaire la peinture ( c’est très humide Sperone ) , s’acquitter des charges ( c’est très
    coûteux Sperone ) , recevoir les amis , les voisins, ( c’est très people Sperone) , peut-être vendre ( c’est courant à Sperone ) , comme l’histrion à
    Punta d’Oro qui apprend à nager à son coq …
    Sans parler des taxes , des abonnements , des impôts de tous poils , du gardiennage à l’année , ce modeste palazzo est un trou à sequins .
    La vue sur les îles Lavezzi et Cavallo n’est pas low-costa !
    C’est assurément aussi coûteux que sur nos possessions de San Bartolo !!

    Allez , à la prochaine , mon cher Fabio .

    Ton toujours dévoué Federico , Duc de Granzampano et Consul honoraire de Bonifacio .


  2. Cher Federico,

    Quelles précieuses informations me donnes-tu là.
    J’en refère au doge de ce pas.

    Quand à Sebastian El Perfidio, tout le monde sait à Venise que même dans ce rôle abject d’espion et de traitre, il est mauvais.



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