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Prologue – Retour à Venise

    Après des années d’errance dans diverses contrées, je reviens dans ma ville natale et la retrouve à la fois différente par certains aspects et identique pas d’autres.

Se promener à Venise permet de comprendre à quel point cette ville est multiple dans sa beauté. Ses venelles qui courtisent les minuscules jardinets, les boutiques colorées, les canaux sombres, les ponts miniatures…

Venise est une république, son doge Nicolo Di Ponte la gère du haut de son palais comme le marchand de poignard qu’il à été jadis : énergie et mercantilisme sont de rigueur.

Autour de lui, par groupes, courtisans et ambitieux, ces bonnes vieilles harpies, se battent désormais la coulpe, apeurés devant la nouveauté. Ils dorment sur l’actualité qui fume, et croisent parfois dans la brume, quelques citoyens éveillés et entêtés

Venise est une ville d’art, nombreuses sont les constructions architecturales, les statues et les théâtres. Le théâtre, est le domaine des célèbres Pagliacci di Scena, acteurs vénitiens de la comédia de l’arte. Ces Pagliaci qui s’occupent également des affaires politiques, n’ont-il pas donné, à la cité,  un doge majeur en la personne de Francesco Mittolani il y a une vingtaine d’années de cela ?

Venise est une ville de Carnaval et de faux-semblants, les intrigues et les marchands de masques y sont légion, et parmi eux,  la plus célèbre guildes de ces marchands, « Mascarades, Ombres, Déguisements Et Mystères », guilde dirigée par le fameux Francesco Braïni, qui fut à deux doigts d’atteindre la dogéature il y a quelques mois lors de la dernière élection.

Venise est une ville surnaturelle, sorciers et mages y prospèrent, des confréries s’y font et défont continuellement. Leur fonds de commerce, la naïveté des habitants et la préservation de l’intégrité de la cité menacée par la montée des eaux et les attaques du  mystérieux pirate Mondialistus, qui fait office d’épouvantail auprès de la population.

Tout ceci nous donne un magma d’esprits chagrins, de faux prophètes et de doux rêveurs regroupés au sein de la Confrérie des marchands d’épices, d’herbes médicinales et d’objets ésotériques.

Venise est une ville convoitée et vulnérable. A l’extérieur de la cité et même dans son coeur résident des dangers et de mystérieux personnages qui intriguent à l’envi.

Enfin Venise est une ville de l’écrit et du récit : j’en veux pour preuve les correspondances abondantes que s’échangent nombre de mes connaissances, notamment :

Fabio Lauresti, gentilhomme, rédacteur de notes d’information au palais du doge,

La Comtesse Lucia di Ridero, Conceptrice de masques,

Angelo Lauresti, conseiller de l’ambassadeur de Venise à Paris et frère de Fabio,

Lucas Quidami, Fabricant de masques,

Tomassone et Norina Cortegiano, courtisans notoires,

 Melina Silva, sorcière magicienne

Le Comte Marco di Ridero, grand voyageur devant l’éternel.

Et enfin votre serviteur, humble rédacteur de libelle pour mon journal Marianna Di Venice.

Gianfranco Canio, Libelle extrait du Marianna Di Venice du mardi 28 octobre 1608                                            

 

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3 commentaires

  1. La tentation de Venise, comme dirait Al. Guippetti – magistrat de Burdiglia.


  2. bravo ! quelle finesse ! quelle culture !


  3. Merci chère Constance



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