Posts Tagged ‘Venise’

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Décret Dogéal du 03 Novembre 1610 dit «Décret indietro, de retour»

3 novembre 2010

 

MOI, Nicolo Da Ponte, Doge de la Sérénissime Venise jusqu’en 1612, et Doge à vie si les auteurs de ces chroniques respectaient les réalités historiques (ce qui a toujours le don de m’agacer d’ailleurs)

Attendu que :

1)     Les courriers à Venise sont interdits depuis le mois de Juin 1610 et que cela fait bien long.

2)     Que la Sérénissime se doit d’avoir des chroniques dignes de ce nom.

3)     Que Fabio Lauresti, Lucia Di Ridero et les autres chroniqueurs ont des fourmis à leur plumes.

 

 Décrète :

 Article 1

Les  Chroniques vénitiennes reprennent à compter de ce jour et ce, jusqu’à nouvel ordre.

 

Le Doge, Nicolo Da Ponte, en sa grande inventivité


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1610 : Année vénitienne

4 janvier 2010

Lundi 04 Janvier 1610,


Le Doge Da Ponte, Francesco Braïni, le terrible pirate Da Mondialus, Enrico Guilardi le bandit, Corina Il Pagini, Melvina Silva la sorcière et tous les autres vénitiens se joignent à nous pour vous souhaiter une excellente année 1610.

Lucia Di Ridero

Fabio Lauresti

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Fabio Lauresti (un peu) dévoilé

20 février 2009

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__Vendredi 19 Février 1609,

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Ma chère Lucia,

Suite à un jeu cocasse lancé au palais de notre bon doge Da Ponte, il m’a été demandé quel était mon tableau préféré et ce que j’aimais lire quand les intrigues de cour et les tribulations de notre prince m’ en laissent le temps.

En ce qui concerne les tableaux, j’ai souvent consulté la sorcière Melvina Silva et elle m’a décrit que ses séances de divination lui ont fait découvrir un peintre de génie qui verra le jour dans notre belle cité dans près d’un siècle et qui la dépeindra comme personne ne l’a fait ou ne le fera.

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Quant à mes lectures, en mettant de côté les libelles et les livres romanesques, ce qui me passionne est l’histoire et l’art politique. J’aurai sans doute l’occasion de vous reparler un jour de ces passions.

Actuellement j’aime particulièrement lire les écrits de :

Mirabella : princesse florentine

Dame Francesca Bianca : fabricante de masques merveilleux

Don Quindito : grand voyageur devant l’éternel

Le frère Hérético : moine soldat

Geronimo Charreti : gentilhomme révolté

Tomassone et Roméo : des amis dessinateurs

A très bientôt

Fabio Lauresti

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Pluie, poudre et petites révoltes

3 décembre 2008
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Mercredi 3 Décembre 1608,


Mon cher frère,


J’espère que cette lettre te trouvera bien portant et toujours aussi satisfait de ta vie parisienne.

Je dois malheureusement t’informer que notre belle Venise est actuellement en proie aux humeurs atrabilaires de la nature : la place Saint-Marc se retrouve exceptionnellement inondée sous l’effet de l’acqua alta, et je crains que notre cher Doge ne doive abandonner ses parties de plaisir au Palais pour se mouiller les bottes dans les rues de Venise, auprès de la population !

Il a beau dire que ce n’est qu’une tempête dans un verre d’eau, la colère croissante des Vénitiens face à ces conditions extrêmes qui perturbent leur vie risquent bien de se retourner contre lui.

C’est ainsi qu’il a fait appel à son épouse, Carlita Brinusca-Da Ponte, pour venir solennellement en aide aux gondoliers, qu’elle motive à coups de mandoline en chantant de sa voix qui porte (car elle a du coffre) « les gondoles à Venise », ce magnifique air de Ringo Farido et Sheila Afoni, devenus célèbres l’année dernière grâce à leur inoubliable duetto dans l’opéra L’Orféo de Claudio Monteverdi.

Ce drame lyrique fit alors pleurer plus d’un Vénitien. Le Doge et sa femme, en grand amateurs d’art lyrique et en bons Vénitiens, n’hésitent d’ailleurs pas à pousser la chansonnette, entre deux orages.

Malheureusement, dans sa fougue vocale, Carlita fut une fois à l’origine d’un incident diplomatique : le Vice-Roi de Nouvelle Grenade, en tournée officielle à Venise pour promouvoir la poudre à canon de son pays, fut irrité de l’entendre chanter langoureusement à son mari les paroles suivantes, assimilées à de la concurrence déloyale :

« Tu es ma poudre au yeux, plus létale que celle de Perse, et plus dangereuse que la poudre à canons de la Nouvelle Grenade »

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En parlant de poudre à canons, j’ai ouï dire qu’en Nouvelle Grenade on était obligé d’utiliser des canons contre les nuages pour provoquer la pluie ?

Nous autres, vénitiens, devrions alors nous considérer heureux dans notre malheur : avec nos talents lyriques et nos conditions atmosphériques nous ne risquons pas de mourir de soif !

Et quand bien même ce serait le cas, avec notre « poudre aux yeux » dogéale, nous ne nous en apercevrions même pas !

Fabio Lauresti, visitant les digues installées sur la lagune

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Au service secret de sa dogéité – Sebastian El Perfidio (I)

11 novembre 2008

Sebastien El Perfidio

 

 

Noble Doge,

Voici mon rapport sur les billets échangés et gazettes publiées dans votre noble Cité depuis mon dernier courrier.

 Comme d’habitude, j’attends les sacs de sequins promis en échange de mes bons et déloyaux services…

 Votre dévoué Sycophante, Sebastian El Perfidio, Espion pour le Doge de Venise,  Taupe pour le roi de France, Epieur pour le  Roi d’Angleterre,  Mouchard pour le  Grand Turc, Délateur pour le Pape, Infiltré pour l’Empereur Germanique, Mercenaire pour le Roi d’Espagne ….

Rapport pour le Doge : Période du 29 octobre 1608 au 10 novembre 1608

 Retour à Venise : Article de Gianfranco Canio paru dans le Marianna Di Venice

Viva Borackio Obamati ! :  Lucas Quidami au Comte Marco Di Ridero

 Fraternelle accolade et plus si affinités… : La Comtesse Lucia Di Ridero à Fabio Lauresti

Le doge et le roi : Fabio Lauresti à Comtesse Lucia Di Ridero

 Une soirée si féerique ! :  Tomassone Cortégiano à la Comtesse Lucia Di Ridero

 Multiplication des pains et Giulardi e ritorno …  : La Comtesse Lucia Di Ridero à Fabio Lauresti

 Le nain grimaçant détrôné par Borackio Obamati ! : le Comte Marco Di Ridero à Lucas Quidami

 Adieu sequins… : Fabio Lauresti pour la Comtesse Lucia Di Ridero

 Pagliaci di Scena…de ménage : Article de Gianfraco Canio paru dans le Marianna Di Venice

 Idylle Parisienne  : La Comtesse Lucia Di Ridero à Melvina Silva

Décret Dogéal du 10 Novembre 1608 dit « Décret des vieux masques » : De vous Ô Grand Prince de la plus belle des cités !

 Tel est pris celui qui croyait prendre (vieux proverbe de la lagune) Melvina Sylva à la Comtesse Lucia Di Ridero

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Retour à Venise

29 octobre 2008

Venise

Après des années d’errance dans diverses contrées, je reviens dans ma ville natale et la retrouve à la fois différente par certains aspects et identique pas d’autres.

Se promener à Venise permet de comprendre à quel point cette ville est multiple dans sa beauté. Ses venelles qui courtisent les minuscules jardinets, les boutiques colorées, les canaux sombres, les ponts miniatures…

Venise est une république, son doge Nicolo Di Ponte la gère du haut de son palais comme le marchand de poignard qu’il à été jadis : énergie et mercantilisme sont de rigueur.

Autour de lui, par groupes, courtisans et ambitieux, ces bonnes vieilles harpies, se battent désormais la coulpe, apeurés devant la nouveauté. Ils dorment sur l’actualité qui fume, et croisent parfois dans la brume, quelques citoyens éveillés et entêtés

Venise est une ville d’art, nombreuses sont les constructions architecturales, les statues et les théâtres. Le théâtre, est le domaine des célèbres Pagliacci di Scena, acteurs vénitiens de la comédia de l’arte. Ces Pagliaci qui s’occupent également des affaires politiques, n’ont-il pas donné, à la cité,  un doge majeur en la personne de Francesco Mittolani il y a une vingtaine d’années de cela ?

Venise est une ville de Carnaval et de faux-semblants, les intrigues et les marchands de masques y sont légion, et parmi eux,  la plus célèbre guildes de ces marchands, « Mascarades, Ombres, Déguisements Et Mystères », guilde dirigée par le fameux Francesco Braïni, qui fut à deux doigts d’atteindre la dogéature il y a quelques mois lors de la dernière élection.

Venise est une ville surnaturelle, sorciers et mages y prospèrent, des confréries s’y font et défont continuellement. Leur fonds de commerce, la naïveté des habitants et la préservation de l’intégrité de la cité menacée par la montée des eaux et les attaques du  mystérieux pirate Mondialistus, qui fait office d’épouvantail auprès de la population.

Tout ceci nous donne un magma d’esprits chagrins, de faux prophètes et de doux rêveurs regroupés au sein de la Confrérie des marchands d’épices, d’herbes médicinales et d’objets ésotériques.

Venise est une ville convoitée et vulnérable. A l’extérieur de la cité et même dans son coeur résident des dangers et de mystérieux personnages qui intriguent à l’envi.

Enfin Venise est une ville de l’écrit et du récit : j’en veux pour preuve les correspondances abondantes que s’échangent nombre de mes connaissances, notamment :

Fabio Lauresti, gentilhomme, rédacteur de notes d’information au palais du doge,

La Comtesse Lucia di Ridero, Conceptrice de masques,

Angelo Lauresti, conseiller de l’ambassadeur de Venise à Paris et frère de Fabio,

Lucas Quidami, Fabricant de masques,

Tomassone et Norina Cortegiano, courtisans notoires,

 Melina Silva, sorcière magicienne

Le Comte Marco di Ridero, grand voyageur devant l’éternel.

Et enfin votre serviteur, humble rédacteur de libelle pour mon journal Marianna Di Venice.

Gianfranco Canio, Libelle extrait du Marianna Di Venice du mardi 28 octobre 1608